Journée du Refus de l’Échec Scolaire

JRES 2026

19ème édition de la JRES :Générale - professionnelle : deux mondes  en seconde ?

L'Afev vous donne rendez-vous le mercredi 16 septembre 2026 pour la 19ème édition de la JRES.

L'événement se déroulera à l'auditorium du journal Le Monde.

Cette édition explorera le vécu des élèves au moment de leur entrée au lycée, afin de mieux comprendre les réalités sociales, scolaires et personnelles qui dans lesquelles cette transition s’opère. Après le collège unique et la scolarité obligatoire,  la classe de seconde constitue le premier moment d’aiguillage et de séparation dans le parcours scolaire des jeunes. Les élèves sont embarqués vers des trajectoires qui vont définitivement forger leur expérience scolaire et juvénile : en voie générale ou professionnelle. 

Quel corpus commun entre ces deux univers scolaires distincts ? Comment les jeunes vivent-ils cette “bifurcation” ? 

Comme les précédentes éditions, nous partirons du vécu des jeunes recueilli à partir d’une enquête donnant la parole aux lycéens de milieu populaire.

Plus d'informations et le lien d'inscription à venir.
 

Retour sur la 18ème édition de la JRES - Jeunesses populaires rurales et urbaines : même combat face aux inégalités éducatives ?

A l’occasion de la 18ème Journée du Refus de l'Échec Scolaire organisée ce mercredi 24 septembre, l’Afev a publié, en partenariat avec Trajectoires Reflex, l’Unaf et Rura une enquête menée auprès de 1507 lycéens de grandes/moyennes villes et de petites villes/milieu rural.

Des lycéens sous pression
Si les lycéens disent globalement se sentir bien au lycée, ils subissent, quel que soit leur lieu d’habitation, une forte pression scolaire (pour 70%) et sont stressés par ParcourSup (71 %). 58% disent s'inquiéter pour leur orientation et 45 % ne savent pas s’ils vivront mieux que leurs parents.

Un accès inégal aux études supérieures
Les lycéens veulent massivement poursuivre des études supérieures (81 %) mais leurs ambitions sont pondérées par des variables sociales et territoriales. Les jeunes de milieux favorisés visent des études longues (master / grandes écoles). Alors que les jeunes ruraux de milieu populaire se projettent davantage vers des filières courtes (BTS, IUT). A milieu social égal, les jeunes de milieu urbain se projettent, eux, davantage vers un master (55 % versus 38 % pour les jeunes en
rural).

Partir ou rester
69 % des lycéens envisagent de partir pour leurs études ou leur travail. Les jeunes de milieu rural - quel que soit leur milieu social - ont intégré le fait qu’ils devront partir pour étudier : 77 % se préparent à partir, contre 54 % des jeunes urbains de milieu populaire. Ceux-ci sont certes plus proches des universités mais n’ont ni les moyens ni le projet de décohabiter. A noter que parmi les jeunes ruraux qui se préparent à quitter le territoire, ce départ est subi pour 17 % d’entre eux.

Mobilité et clivage territorial
87 % des urbains trouvent leurs déplacements faciles contre seulement 55 % des ruraux. On notera la fragilité des 8 % des jeunes ruraux de milieu populaire qui, malgré leur dépendance à la voiture, disent ne pas avoir les moyens de passer le permis.
Des inégalités sociales renforcées par le territoire :

  • Le milieu social est la variable la plus déterminante pour expliquer les différences de parcours et de projection des jeunes, plus encore que le lieu de vie. Toutefois, le territoire renforce les inégalités sociales :
    Les jeunes ruraux rencontrent davantage de difficultés de mobilité et privilégient des parcours d’études supérieures plus courts (ce qui correspond à l’offre de formation de proximité)
  • Les jeunes urbains modestes subissent plus de discriminations (près d’une jeune sur deux) et font moins confiance à l’institution scolaire, et la police.

Agir pour lever les freins
Ces résultats montrent à quel point l’accompagnement des jeunes les plus fragilisés dans leurs parcours est indispensable, afin qu’ils ne soient pas entravés par une assignation sociale ou territoriale. Cet accompagnement des trajectoires, à lui seul, ne suffit pas. Il doit aller de pair avec un investissement plus fort des politiques des politiques publiques de
qualification et de revitalisation des territoires vulnérables – qu’il s’agisse des quartiers prioritaires urbains ou des espaces ruraux/ petites communes - notamment en termes d’offre éducative. C’est bien en agissant sur ces deux leviers que nous empêcherons que la géographie ne conditionne la vie des personnes.

Benoit Coquard Afev

3 questions à Benoît Coquard, sociologue du monde rural et auteur de "Ceux qui restent"

Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter le rôle de parrain pour cette journée ?
J’ai le sentiment que l’afev agit à un moment clé de la trajectoire des jeunes de milieu populaires. Dans un contexte où les inégalités de classes qui ne font que s’aggraver, il y a urgence à défendre l’engagement des bénévoles et rappeler l’importance de l’accompagnement.

Selon vous, quelles sont les principales difficultés rencontrées par les jeunes de milieu populaire (ruraux et urbains) ?
A l’école, et plus encore dans le supérieur, les jeunes de classes populaires vivent comme on le sait un désajustement entre leur univers familial, amical, et les codes scolaires qui sont ceux des classes plus aisées. Ils ont également, même si c’est évident de le dire, des freins économiques. Et bien entendu, la mixité sociale à l’école diminue, en limitant les aspirations des élèves les moins privilégiés.

Quels recommandations feriez-vous à des décideurs politiques (nationaux ou territoriaux) en direction de ces jeunesses ?
Je vais me limiter aux jeunesses rurales pour cette question. Dans les ruralités, la difficulté est d’accorder les filières scolaires avec les débouchés futurs à niveau local. Quand on les connait, on voit que les jeunes ruraux veulent rester vivre, pour la plupart, là où ils ont grandi. Néanmoins, leurs formations scolaires, en particulier post-bac, les poussent souvent à se diriger vers les villes, alors même que certains secteurs peinent localement à recruter dans leur campagne d’origine.
 

L'Afev, au service de toutes les jeunesses

Depuis 30 ans, l’Afev agit au plus près des jeunesses populaires, en leur proposant un accompagnement individualisé qui renforce la confiance en soi, le rapport à l’école et la capacité à se projeter dans l’avenir. Cet engagement repose sur une conviction forte : ce sont la richesse des liens tissés et la prise en compte des réalités locales qui permettent de lutter efficacement contre les inégalités.

Mentorat éducatif : construire une relation de confiance pour ouvrir le champ des possibles
Chaque année, plus de 20 000 enfants et adolescents bénéficient d’un accompagnement individuel de 2 heures par semaine par un étudiant ou lycéen bénévole. Ensemble, le binôme travaille non seulement les apprentissages scolaires,
mais aussi la confiance en soi, l’ouverture culturelle, la mobilité, la projection vers l’avenir.
Le mentorat peut aussi se déployer à distance, ce qui permet d’intervenir partout, y compris dans les zones les plus isolées, et de créer des échanges inédits entre jeunes de territoires différents (par exemple, un mentor citadin qui accompagne à distance un jeune en milieu rural).
Dans les zones rurales comme dans les quartiers urbains, beaucoup d’enfants et de jeunes se retrouvent confrontés au doute et à la perte de confiance. Le mentorat devient un levier d’égalité éducative, en montrant à chacun que ses ambitions sont légitimes, quel que soit son territoire.

Démo Campus : ouvrir l’horizon de l’enseignement supérieur dans des territoires où il semble hors de portée
Aujourd’hui, en France, seuls 35 % des jeunes issus des familles les plus modestes accèdent aux études supérieures, contre 90 % des jeunes les plus favorisés. Avec Démo’Campus, l’Afev propose aux collégiens (dès la 5e) et lycéens de découvrir concrètement l’enseignement supérieur à travers des ateliers collectifs, des visites, des rencontres de pair-à-pair
avec des étudiant·es.
Ce programme agit autant dans les QPV urbains que dans les zones rurales où l’université semble hors de portée. En travaillant l’ambition scolaire et en luttant contre l’autocensure, Démo’Campus donne aux jeunes les clés pour choisir leur orientation et non la subir.
 

La Journée du Refus de l'Echec Scolaire (JRES), c'est quoi ?

Face au scandale que constitue la sortie sans diplôme d’environ 150 000 jeunes chaque année, l’Afev a lancé la toute première « Journée du Refus de l’Echec Scolaire » en 2008. Objectif : organiser une journée de plaidoyer réunissant le monde associatif et les responsables institutionnels du système éducatif. Depuis, la JRES est devenue une journée nationale qui donne de la visibilité à la lutte contre les inégalités scolaires et permet à l'Afev de mettre en lumière une thématique spécifique à travers une enquête exclusive et des intervenants experts du sujet. Chacune de ces journées vise à proposer des pistes de réflexions et des solutions contre l'échec scolaire et fait l'objet d'un bilan qui retranscrit la richesse des débats et les résultats de l'enquête !

Jres dessin Charb

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